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Foundation of the Republic, August 10, 1792

Dublin Core

Title

Foundation of the Republic, August 10, 1792

Description

One of the sharper engagements of 10 August between the revolutionaries and the royal defenders occurred on the palace’s steps. The caption emphasizes the revolutionaries’ point of view.

Creator

None Identified

Source

Bibliothèque Nationale de France

Date

1792

Rights

Public Domain

Relation

http://chnm.gmu.edu/revolution/d/232/
Collection Michel Hennin. Estampes relatives à l'Histoire de France. Tome 127, Pièces 11149-11230, période : 1792

Format

JPEG

Language

French

Identifier

232
Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-QB-201 (127)

Still Image Item Type Metadata

Original Format

Etching

Physical Dimensions

43.2 x 55.4 cm

Title (English)

Foundation of the Republic, August 10, 1792

Title (French)

Fondation de la République le 10 Août 1792

Caption

Vers les dix heures et demi du matin, tout Paris se trouvait pour ainsi dire rassemblé au Carrousel et lieux adjacents, les Marseillais en tête. Ceux-ci demandent qu’on ouvre les portes de la Cour des Princes. Les portes s’ouvrent sans difficulté, ils entrent et s’avancent huit de front, ils sont accueillis, fêtés par les Suisses rangés en haie sur plusieurs files ; ils en reçoivent même des cartouches en signe d’amitié, ils avancent encore suivis du Bataillon des Cordeliers. Arrivés à dix pas du Château un feu roulant part de droite et de gauche à la fois et même à travers les croisées du Château, suivi d’une décharge de canon à mitraille et masqué. Un grand nombre d’hommes tombent à cette décharge inopinée et perfide, leurs camarades se replient en bon ordre et rebroussent chemin sans se débander, soutenus par les Bretons ; le feu ne cessait point ; ils y furent exposés presque seuls et pendant plus d’une heure, attendu que les bataillons Parisiens mal approvisionnés de munitions avaient à peine de la poudre et trois coups a tirer. Les Suisses ne cessaient de fusiller du dedans de leurs casernes où ils se cachaient après le coup pour recharger leur fusil tout à l’aise, fort peu incommodés par les volontaires. On tirait en même temps sur le peuple de chaque fenêtre du Pavillon de Flore et la grande galerie le long du quai plusieurs citoyens, surtout des femmes et des enfants, n’evitèrent les balles qu’en se precipitant par-dessus les parapets dans la rivière. On tirait en même temps et du côté du jardin et du côté de la ville. On tirait des combles et des soupiraux, il paraît que le mot était donné au Chateau de faire une seconde St Barthelemy. Enfin les Marseillais et les Bretons ne sont plus seuls à soutenir l’artillerie cachée des Suisses, les gendarmes à pied et à cheval, qui ont eu tant de part à la gloire de cette journée qui sans eux eut été plus sanglante pour les patriotes, accoururent, sans hésiter un moment fondent sur les casernes avec impétuosité et y mettent le feu. Nombre de cavaliers et de chevaux resteront sur la place, un trompette de 12 ans a son cheval tué sous lui. Son sang-froid ne l’abandonne pas, il coupe la sangle prend son porte manteau et va se placer dans les rangs de l’Infanterie. Les piques ne cedèrent point aux gendarmes pour le courage, elles braverent l’artillerie et furent très utiles mêlées aux baïonnettes.

Caption (English)

Towards 10:30 in the morning, all Paris seemingly found itself assembled at the Carrousel and nearby places, with the Marseillais at the head. The latter asked that the doors to the Court of Princes be opened. With the doors opening without difficulty, they entered and advanced eight across. They were greeted, feted by the Swiss [guards] in a line with several files. They even received them with some cartridges as a sign of friendship; they advanced then followed by a battalion of the Cordeliers. Ten paces from the Chateau a rolling fire commenced from both right and left at once and even from the windows of the chateau, followed by discharge from shielded cannons firing grapeshot. A great number of men fell from this unforeseen and perfidious discharge, their comrades retreating in good order and returning into the street without breaking up, backed up by the Bretons; the firing did not stop at all; they were exposed almost alone and during more than an hour, waiting for the Paris battalions whose limited firepower consisted of little powder and only three rounds to fire. The Swiss did not stop firing from inside their barracks where they could take cover after a shot to recharge the gun at will, little harassed by the volunteers. Some fired at the same time on the people from the windows of the Pavillon de Flore and the large gallery along the embankment; several citizens, especially women and children, could only avoid the shots by throwing themselves over the parapets into the river. Firing continued at the same time from the direction of the garden and from that of the town. They fired from the roofs and from the air shafts; the word was this was to be a second St. Bartholomew. Finally the Marsellais and the Bretons are not alone, suffering under the artillery from the concealed Swiss. The gendarmes on foot and on horse, who have so much of the glory of the day which without them would have been more bloody for the patriots, ran up, without hesitating a moment, started up impetuously against the barracks and returned fire. A number of cavaliers and horses remained in place, a twelve –year-old bugler had his horse shot out from under him. His sang-froid did not abandon him; he cut the girth, dropped his bag, and took his place in the ranks of infantry. The pikemen cede nothing to the gendarmes in courage, braving the artillery, and were very useful in the bayonet battle.